Κυριακή 1 Ιουνίου 2014

Θάνατος του Pierre LAROCHE, ηθοποιός: Λουξεμβούργο, Γαλλία, Βέλγιο, Ολλανδία

Les articles signés Pierre LAROCHE sont extraordinaires pour la cause. Les plus célèbres des Pierre LAROCHE a Mediapart:
http://www.mediapart.fr/qui-sommes-nous

http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-laroche/310514/liste-des-principaux-indicateurs-des-effets-de-la-garde-classique-1-we-sur-2-sur-les-familles

http://blogs.mediapart.fr/blog/pierre-laroche/310514/liste-des-principaux-indicateurs-des-effets-de-la-residence-alternee-sur-les-familles

http://www.lalibre.be/culture/scenes/pierre-laroche-une-figure-de-proue-531606c635704b2d2765ec13

Pierre Laroche, une figure de proue

JACQUES FRANCK Publié le mercredi 05 mars 2014 à 00h00 - Mis à jour le lundi 10 mars 2014 à 11h27

SCÈNES
Pierre Laroche est décédé lundi soir, au terme d’une longue maladie. En 2011, il avait fêté ses 80 ans, au Théâtre Le Public, merveilleusement accueilli par Michel Kacenelenbogen et entouré d’une foule nombreuse de camarades et d’amis. La messe de ses funérailles sera célébrée ce samedi, à 14 heures, en la cathédrale Saint-Michel de Bruxelles.
Avec lui disparaît une figure de proue de notre théâtre, vers lequel ce Luxembourgeois de naissance s’orienta après avoir songé à entrer dans les ordres, avant de réaliser qu’il souhaitait fonder une famille, puis dans la marine, mais il fut récusé parce qu’il était daltonien. Le théâtre, donc. Il est impossible de retracer ici sa carrière en détail, tant il joua de pièces et en mit en scène. Il tourna aussi dans 75 films, mais sans se voir jamais confier le rôle principal.
Dans les années 60 et 70, il s’identifia largement au Rideau de Bruxelles, où Claude Etienne lui vouait toute son admiration et sa confiance. Il s’y imposa très vite comme acteur ("En attendant Godot" de Beckett, 1957; "Le Timide au palais" de Tirso de Molina, 1961), avant d’y remporter des triomphes comme metteur en scène : de "Il pleut dans ma maison" de Paul Willems (1964) à "L’Enchanteur pourrissant" d’Apollinaire (1972) en passant par Dostoïevski monté sept fois et dont il avait fait son maître à penser. En 1976, il conçut un spectacle sur Blaise Pascal, d’une beauté et d’une intériorité mémorables. Il y eut un trait de génie : pour signifier l’illumination que Pascal connut au cours d’une fameuse nuit de novembre 1654, et qui le fit tomber à genoux non devant le Dieu abstrait des philosophes mais devant le Dieu vivant d’Abraham, il imagina de suggérer, par la danse silencieuse d’un danseur, une extase qui ne pouvait qu’être au-delà des mots. C’était sublime.
Pierre Laroche passa quelques années comme metteur en scène en Hollande puis regagna Bruxelles, où il s’adapta remarquablement à un nouveau répertoire et de nouvelles pratiques théâtrales. Il se fit alors mettre en scène par la génération des Philippe Sireuil, Philippe Van Kessel, Bernard De Coster, et même sa propre fille Sandrine (voir ci-contre). Car le théâtre était pour lui une affaire de famille : sa femme Claudine, épousée en 1957, leurs filles Nathalie et Sandrine, et même de petits-enfants.
Il faudrait aussi pouvoir détailler la participation de Pierre Laroche à la fondation avec Paul Roland, Paul Anrieu, Raymond Ravar et d’autres d’une école de formation aux arts de diffusion (cinéma, radio, télévision, théâtre). Ce fut l’ I.A.D. qui ouvrit ses portes en 1959. De 1982 à 1996, il fut aussi professeur d’art dramatique au Conservatoire de Bruxelles. C’est dire qu’il n’a pas seulement enchanté des générations de spectateurs, mais formé d’innombrables comédiens et artistes qui sont le théâtre d’aujourd’hui.

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